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 Tout est sous contrôle | Erza Scarlet

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Jellal Fernandes
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MessageSujet: Tout est sous contrôle | Erza Scarlet   Jeu 26 Sep - 19:55

Tout est sous contrôle
Jellal Fernandes & Erza Scarlet

Il y a 2 ans déjà....



La tête penchée vers l’arrière, les yeux fermés, la respiration lente. Il est allongé sur un sommier de fortune, un simple matelas posé à même le sol dans une pièce blanche, vide. Les murs sont couverts de dessins, de symboles sans la moindre signification logique. Quelques mots, tout aussi incompréhensibles, sont également écrits de çà et là. Il n’y a pas d’ouverture sur l’extérieur autre que la porte verrouillée à double tour.

Il avait pris toutes les précautions nécessaires et c’était isolé là où personne ne viendrait le chercher.
Ainsi il était tranquille, sans avoir à supporter les miaulements incessants de ses comparses qui, disons-le tout de suite, étaient plutôt semblables à des pions de son point de vue.

Ses pensées n’étaient pourtant pas tournées vers un quelconque jeu, comme il le faisait d’habitude pour se distraire. Il ne songeait pas d’une quelconque manière à se divertir, il réfléchissait simplement. Se remémorer, pour être plus exact, la cause de ses importants changements stratégiques. L’arrivée de l’élément perturbateur dans des calculs qui n’avaient oubliés que sa présence, la valeur inconnue dans une équation qui avait tout pour être parfaite.
Cette simple pensée le frustrait passablement, songer qu'il avait du repenser, de long en large ce qu’il avait mis des années à peaufiner et à mettre au point dans les moindres détails. Un travail méticuleux, ruiné par la simple existence d’une seule personne.

Et dire qu’il la croyait morte ! Au meilleur des cas, noyée dans les profondeurs de l’océan, là où personne ne l’aurait jamais retrouvé. Qu’importe la manière, elle aurait dû mourir. Elle en savait trop et il y avait un risque qu’elle parle malgré la menace qui pesait sur elle. Qu’elle soit en vie était dangereux, qu’elle connaisse l’existence de son pion était une véritable catastrophe !

Cette simple pensée le fit rigoler, doucement. Une catastrophe ? Ce serait faire une hyperbole d’un simple imprévu qui, au final, ne faisait que pimenter un peu cette affaire. Son doux ricanement s’amplifia progressivement, jusqu’à ce qu’un fou rire incontrôlable le prenne. Comment, une seule seconde avait-il pu s’inquiéter de tout cela ?
Ses yeux s’ouvrirent sur ce mur couvert de graffitis, d’écritures et de formes abstraites sans spécialement de sens pour une autre personne que lui. C’était un plan, son plan ! Les ébauches de sa vengeance, les fondations de son paradis !

Et alors qu’il récupéra le marqueur dans sa poche, se redressant de la même occasion, il termina son œuvre avec un air des plus satisfait.

« Cruciatus, dŏlŏr, ægrĭtūdo, angŏr » voilà ce qu’il avait rajouté.

Oh non, Erza Scarlet ne serait pas une barrière mais un outil.




- Flashback –


Il y a 2 ans.


Dans la cité d’Era, les choses se déroulaient de manière habituelle. Rien ne semblait être en mesure de perturber une telle journée, s’annonçant tout aussi ensoleillée qu’ennuyeuse pour le nouveau conseiller qui venait alors que très récemment d’intégrer ses nouvelles fonctions.

Sa promotion avait été aussi rapide qu’il l’avait espéré, son talent avait eu raison de l’insolence dont il avait pu faire preuve. Car oui, avoir un avis sur les choses ne plait jamais à ceux de l’ancienne génération. Ils tiennent tellement à garder les choses telles qu’elles sont qu’ils en oublient d’évoluer avec le monde.
Pour Jellal, ou devrais-je dire Jycrain, cet aspect du conseil avait quelque chose d’aussi désespérant que rassurant. Au moins ils seront tellement occupés à chercher à préserver leurs chères coutumes qu’ils ne verront absolument rien venir.
Décidément Ultear avait raison, la vieillesse est quelque chose de terrifiant.

Avec lassitude il s’était alors levé avec l’idée de tester les limites de ces fossiles en jouant les gentils garçons les premiers temps. Cette idée le fit sourire. Il allait avoir du mal à se montrer exemplaire, mais bon, c’était pour la bonne cause. Et puis ça pourrait être très amusant.
Traînant quelques longues minutes sous le jet brûlant de la douche, il avait même imaginé leur réaction quand il allait jouer de leurs petits points faibles à chacun. Mais patience, il avait encore le temps pour s’amuser de ça, en attendant il se devait de faire bonne figure. Et ça, c’était nettement moins drôle.

Il rejoignit finalement sa collègue avec un peu d’avance, discuta avec elle comme le feraient les seuls représentants du sang neuf dans les immenses bâtisses du conseil, s’échangeant des banalités, se chuchotant quelques petites informations. Ils attendaient, l’un comme l’autre cette réunion avec énormément d’enthousiasme à en voir leurs mines blasées. Il lui avait même soufflé discrètement sa petite idée, ce qui n'avait pas manqué de la faire pouffer doucement.

Pour ce qui est de la réunion, rien d’extraordinaire, hormis peut-être Fairy Tail qui avait encore trouvé moyen de détruire quelque chose. Attendrie devant ce rassemblement de gamins tout de même plein de bonnes volontés, l’unanimité avait choisi de passer l’éponge, encore une fois. Dans toute sa bonté, Jycrain avait même soutenu les fées en se basant ironiquement sur le peu de dégâts qu’ils causaient en temps normal et de l’assiduité de Makarov durant ses convocations devant l’assemblée. On s’occupe comme on peut, que voulez-vous.


Ainsi c’était bouclé ce petit calvaire quotidien avant que les deux mages n'aillent sillonner les couloirs pour passer le temps. La brune avait cependant eu un imprévu, et elle se retira sans plus de cérémonie, s’excusant simplement de devoir le quitter si subitement. Naturellement elle avait à faire avec Hadès, mais notre antagoniste en savait autant qu’à l’heure actuelle, soit absolument rien.
C’est ainsi qu’il s’était retrouvé dans les longs couloirs, seul, avec l’une des choses qu’il détestait le plus : l’ennui. Déambuler était une solution comme une autre, bien qu’elle ne soigna en rien son mal ni la mauvaise humeur qu’il avait entraîné.
Dans toute sa joie de vivre à cet instant il aurait certainement pu assassiner quelqu’un, ou l’égorger lentement pour tuer le temps.


Mais, de toute évidence, dame Fortune était d’humeur particulièrement taquine avec ses nerfs. Mais également avec son cœur qui manqua de s’évader de sa poitrine en apercevant une chose bien précise :
Soit une crinière rouge, comme il n’en existe qu’une, retombant de çà et là sur un bustier de fer, encadrant la marque des fées d’un bleu sombre. Elle était méconnaissable, femme depuis le temps et pourtant il l’aurait reconnu entre mille.
Un sentiment partagé l’envahi, une sensation d’angoisse, de danger. La curieuse impression que l’adrénaline prenait possession de chacun de ses membres devenus profondément crispés à l’instant où il l’avait aperçu.

Précautionneusement, il s’était caché derrière un pilier de l’allée, s’y était adossé en feignant de simplement se reposer contre la colonne de marbre. Il ne tarda pas à retrouver contenance, ainsi que son faciès calme et arrogant qu’il aimait tant arborer. Il lui fallut le temps que Makarov se retire du moins, car oui le vieillard était avec elle évidemment. C’était dangereux, très dangereux tout ça !
Alors elle avait intégré la guilde du vieux Rob ? Évident quelque part. Comment avait-elle survécu ? Décidément elle l’étonnerait toujours. Mais en attendant sa présence était néfaste, si bien que le conseiller commençait à douter sur sa position. Leur avait-elle dit, aux croulants du conseil ? Si c’est le cas, il était fichu. Non ce n’est pas possible. Il avait menacé la vie de Shaw et des autres, elle ne l’aurait pas fait.
Une infinité de questions dont les réponses n’étaient qu’hypothétiques lui traversaient inlassablement l'esprit.
Ne plus rien contrôler voilà ce qui énervé au plus haut point le jeune homme, bien plus que l’ennui.

Dans la situation actuelle il n’avait plus qu’une solution : mentir, jouer la comédie.

Il s’approcha tel un serpent en direction de la jeune femme désormais seule, regardant devant lui d’un air indiffèrent en feignant de ne pas remarquer sa présence, passant son chemin tout simplement. S’il gardait son calme et agissait avec réflexion et sang froid il n’y avait aucun risque. Ce n’était qu’un insecte, elle n’était rien. Elle serait manipulée comme les autres, comme d’habitude.

Tout est sous contrôle, même la plus dangereuse des fées.

Nota bene 1 : Cruciatus, dŏlŏr, ægrĭtūdo, angŏr, ces quatre termes veulent dire exactement la même chose, mais dans des contextes différents, soit la souffrance en latin. Le premier correspond à la souffrance générale, le second à la souffrance corporelle, le quatrième à la maladie, et le dernier à la souffrance psychologique.
Nota bene 2 : C'est relativement court pour un début de rp mais partir dans les détails sur ça n'était pas spécialement intéressant je trouve. En espérant que ce soit à ta convenance.
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MessageSujet: Re: Tout est sous contrôle | Erza Scarlet   Mar 26 Nov - 22:37




Remember you



« Tu te demandes si tu es une bête féroce ou bien un saint.
Mais tu es l’un, et l’autre. Et tellement de choses encore...
Tu es infiniment nombreux,
Celui qui méprise, celui qui blesse, celui qui aime, celui qui cherche. Et tous les autres ensembles.
Trompe-toi, sois imprudent, tout n’est pas fragile.
N’attends rien que de toi, parce que tu es sacré. Parce que tu es en vie...
Parce que le plus important n’est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d’être. »



Il y a des moments, dans notre vie, aussi marquants et indélébiles qu'une trace de fer rouge sur la peau. Ces souvenirs qui vous laissent pantelant, qui vous grisent, vous rendent triste, vous font sourire ou encore entrer dans une colère folle. Ces souvenirs qui vous rappellent, vous ramènent toujours à un sentiment ou une impression aussi intense que sur l'instant même. Que le premier jour. On y pense souvent, selon la puissance avec laquelle ils vous ont heurté, pour raviver en vous cette petite flamme qui vous consume de l'intérieur.

Toi, tu en as beaucoup, de ce genre de souvenirs. N'est-ce pas, Erza ?

Tous ces moments passés à la Tour du Paradis, par exemple. Il n'y a pas un jour, une heure même, où tu n'y penses pas. C'est gravé en toi, dans ton esprit, une chose bien abstraite, et dans ton cœur, cette chose bien réelle et charnelle. Et puis cet enfant, devenu homme à présent. Il t'a fait goûté à mille délices et mille supplices. À l'amour et la peine. La joie et la tristesse. L'assurance et la peur. La confiance et la... Trahison. Mais au final, tu as versé plus de larmes que dessiné de sourires pour lui. Ces perles d'eau salée qui durent toutes les nuits depuis 8 ans, ou à chaque moment de solitude. Tandis que la commissure de tes lèvres ne se relevait que le temps d'une ou deux secondes. Pourtant, tu n'as jamais compris comment et pourquoi tu arrives encore aujourd'hui à le détester autant qu'à l'aimer.
Tranquillement, tu plisses les yeux, regardant l'intérieur de la guilde presque vide. Tu te rends compte que ça fait sûrement plusieurs heures que tu es à cette table, en pleine perdition, comme un bateau de nuit sans son phare. Perdu dans une étendue d'eau noire. Immense et trouble. Et tu divagues, te fracasse parfois contre les côtes que l'écume des vagues vient lécher sauvagement en se jetant dessus. Mais c'est apaisant, ce silence... Seuls les doyens sont là, à finir leur choppe de bière en parlant, se préparant à partir pour rejoindre leur femme, leurs enfants ou simplement s'en aller en solitaire chez eux. Tu te lèves à ton tour : il se fait tard. Un signe polie, tu leur souhaites une bonne nuit et tu pousses les battants de la porte en direction du dortoir des filles de Fairy Tail.

***


Tu rentres dans ton vaste appartement, puisque contrairement aux autres mages, on ne peut pas considérer ça comme une simple chambre. Immense, scintillante par ses centaines de plastrons d'acier et de lames aiguisées exposés un peu partout dans la pièce. Alors que la porte claque derrière toi, tu tires les rideaux de chaque fenêtre jusqu'à ce que tu sois plongée dans un noir complet, la lumière de l'astre de minuit n'éclairant plus de ses rayons lunaires. Tu restes ainsi, debout, les bras ballants, inspirant doucement. Pas un son ne vient perturber le silence impartiale qui n'est qu'une douce litanie onirique à tes oreilles. Une aubaine qui t'apaise. Te calme. Et doucement, tu te laisses tomber misérablement sur le matelas derrière toi, ton souffle légèrement coupé quand ton dos vient heurter celui-ci. Tu fermes les yeux lentement, un halo de clarté t'entourant progressivement, disparaissant ensuite en même temps que ton armure. Tu es bien, là, dans cet espace sombre mais pourtant rassurant. Lovée dans ta couverture, tu repenses à ces derniers évènements. Et puis, ton esprit n'est que servitude, revenant une fois de plus se focaliser sur un visage. Ce visage. Tu le contemples, l'admire secrètement. Sa mâchoire carrée, ses sourcils un peu froncés, contrastant avec ce léger sourire narquois qui étire les commissures de ses lèvres. Ses épais cheveux bleus épars, et puis cette arabesque rouge sur le côté de son visage. Tu te retiens presque de respirer en imaginant ses iris olives mouchetées d'or se braquer sur toi. Un frisson te parcoure le long de l'échine, luciférien et sans pitié. Tu ne rechignes pas, ne bouge pas, trop occupée à te poser une question qui revient en boucle dans ton esprit : Pourquoi a-t-il fallut que tu le retrouves une nouvelle fois, ce faciès ?
Tu te souviens, hein, de ce jour là. Oh, oui, on ne peut mieux.

***

2 ans auparavant.

Tu déambulais dans ces longs couloirs de marbres qui semblaient interminables, t'émerveillant sur la structure des lieux. Bel endroit où le conseil n'était pas à plaindre pour y passer leur temps. Tentant de ne pas perdre une miette des détails, tu écoutais aussi le maître parler de tout et de rien, d'une voix un peu grasse mais joyeuse. Bien qu'elle paraissait légèrement sonner faux, son inquiétude étant assez palpable, comme à chaque fois qu'il mettait les pieds au siège du conseil de la magie. Cette pensée te fit sourire de façon un peu ironique et moqueuse, n'étant pas plus nerveuse que ça puisque pour une fois, c'était simplement pour déposer un dossier important et non pour subir les plaintes et les sanctions des dix.
Arrivés finalement devant une porte, Makarov s'excusa rapidement, étant dans l'obligation de te laisser seule pour un moment. Tu lui répondis d'un vague signe de tête, ne perdant pas ton sourire encourageant et bienveillant à son égard, lui souhaitant bonne chance au passage. Il disparu ensuite sans demander son reste, l'air tendu derrière sa mine de vieil homme joyeux. Tu te retournas ensuite, décidée à explorer l'endroit pendant ce petit moment d'indépendance, ne perdant d'ailleurs pas de temps pour te mettre en marche. Mais un pas résonnant contre les murs étroits te fait lever la tête, cherchant des yeux la source de provenance de ce bruit. Enfin, tes yeux repérèrent une silhouette assez grande et élancée, dotée d'un buste développé et des épaules qu'on devine finement musclées sous ce long vêtement blanc. Tu remontas le long de ce corps pour apercevoir son visage, mais un bruit énorme éclata.

Boum.

Tu l'as vite identifié : ton cœur venant d'exploser dans ta poitrine. Une douleur poignante, énorme, qui avait réussi à te détruire en un coup de l'intérieur. Par Zeleph, qu'est-ce que ça faisait mal. Le moment où son corps te frôla pour passer à côté de toi te glaça sur place. Effleurement gelé, dur. Tu te retournas alors rapidement pour l'intercepter dans un élan de colère, de frustration intense. Ta main vint l'empoigner fermement au col pour mieux le plaquer contre le mur brutalement, ne pouvant même plus te contenir ou t'empêcher de lui cracher au visage avec fureur :

« Jellal ! Qu'est-ce que tu fais ici ?! Réponds moi ! »

Tu rugissais plus qu'autre chose en faite, complètement hors de toi alors que mille question vinrent se bousculer et s'entrelacer dans ton esprit dont toutes capacités de contenance ou de réflexion l'avaient vilement quitté.

Code RomieFeather


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Merci à Jellouille pour la signature et l'avatar. ♥


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