Les contes de fées ne demandent qu'à être écrits ~
 
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 Au bord de l'eau d'Ancient City.

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Keren Schweitzer
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MessageSujet: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Dim 10 Nov - 19:05


Au bord de l'eau d'Ancient City



Je pousse pour la énième fois de la mâtinée un long soupir. Cela fait des heures que je tourne en rond dans cette forêt et ma séparation avec le sentier est sans doute la raison pour laquelle je suis perdue. Dois-je ajouter ce sens de l’orientation des plus médiocres au long tableau de ma mémoire perdue ? Je ne suis pas sûre de vouloir réellement m’en vanter. Je regarde lascivement les alentours, qu’est-ce que je peux bien faire de toute façon ? Je suis perdue et ça ne va pas changer.
« Tu vas voir ! C’est très simple à trouver tu n’as qu’à suivre le sentier ! » M’a-t-il dit, tu parles ! Encore une fois je dois me débrouiller par moi-même ! Je dois être la dernière des personnes à  penser qu’en s’éloignant du sentier on pouvait aller plus vite. Encore une fois, je songe à revoir très certainement ma façon de penser.
Il n’empêche, le décor se déployant à ma vue est magnifique ! J’aime ce mélange de couleur à donner la nausée et ce mélange de parfum si important qu’il réveillerait un mort sous terre. Mais le meilleur de tout ça, c’est que je suis allergique à une plante particulière, et vue la cargaison de plante se trouvant dans cette forêt il serait peu probable qu’elle n’y soit pas.
Puis, alors que je continuais tranquillement ma traversé rectiligne je sentis sous mes pieds le sol se craqueler. Avant que je ne fasse un pas de plus je vis au sol l’étendue du danger se dressant devant moi : D’immenses chutes d’eau qui se rejoigne en un point d’eau et en son centre un petit îlot. Je comptais bien entendu faire demi-tour quand tout d’un coup je me sentis mal. Non, pas maintenant Keren, pas maintenant ! Les mêmes symptômes que d’ordinaire bien évidement, un mal insupportable à la tête, des voix, des images, des sons se mélangeaient et tournaient rapidement dans mon esprit. Je divaguais, je criais et riais. Sentant venir la chute venir je tentais tant bien que mal de m’éloigner du gouffre mais mes jambes cédèrent à l’impulsion de ma maladie. Le sol craqua encore une fois et je sautais malgré moi dans le point d’eau. Mon corps semblait se fracasser au contact de l’eau provoquant un « plouf » assez bruyant qui plus est par les échos du milieu. Inconsciente encore, je regardais le souvenir défiler dans mon esprit. Arbres. Fleurs. Pleine Lune. Je me retourne. Rien. Je cours encore. Je me retourne pour la seconde fois. Toujours rien. Puis silence. Je suffoque comme maintenant. Un enfant me suit. Je lui tends la main et nous sautons dans la chute. Enfin revenue à moi, suffocante  je m’enfonçais dans l’eau avant de remonter comme du bois. Par chance, ma tête se trouvait face vers le ciel, je pouvais encore respirer, mais la claque puissance de l’eau me faisait atrocement souffrir presque immobile, je me laisse doucement voguer par les vaguelettes du lac. Mon corps électrique se charge, s’excite et bientôt l’eau conductrice commence à se mélanger à l’électricité et les premiers poissons, ceux qui se trouvaient à mes côtés remontent raide mort vers le ciel. Je tente de me calmer, tremblante je me condamne moi-même à l’étendue de mon pouvoir. L’eau devenue presque trouble se calme, j’ai bien failli me blesser avec ces conneries. C’est malin. Maudite forêt.
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Elrik Onryou
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Dim 10 Nov - 22:38


*baillllle*


Oui, certes, il y a plus poli pour commencer une journée, mais comme je suis seul, je me fiche royalement. Je peux tout faire lorsque je suis tous seul : bailler, me gratter, renifler un coup, péter...bref tout quoi ! Et personne ne sera là pour me dire quelque chose. Enfin, je crois que ça se passera tous les matins comme ça... Oui, j'ai beau voir le côté positif de la solitude... Ma soeur me manque, cruellement même. Et ce n'est pas en me noyant dans le vin que j'oublierais tout ça. Oui...mais je garde quand même un espoir, juste au cas où... Je ne sais pas combien de temps encore je vais la regretter, sûrement longtemps. Allez ! Courage Elrik ! Il faut se ressaisir et continuer à lutter pour l'avenir et contre le passé ! Et ce n'est pas en restant là à regretter les actions du passé que tu vas changer grand-chose. Une petite balade en forêt, voilà ce qu'il te faut. Allons-y....oui...allons-y....


J'ai une bizarre envie de poisson, je sais, je suis bizarre, mais j'ai quand même une envie de poisson. Allez hop, une canne à pêche et le temps d'aller trouver un lac, je n'aurais déjà plus ma gueule de bois. C'était un peu arrosé hier soir, mais j'ai quand même beaucoup parlé avec l'aubergiste au sujet de sa fille Julie. J'ai donc réussi à la mettre au courant de la façon dont sa soeur traite sa fille, mais je n'ai hélas pas réussi à avoir la garde de sa fille. Je me disais que c'était dommage, car c'était pour le bonheur de leur fille que je faisais ça. C'est sans doute encore un coup de ce vieux Laval qui aime beaucoup me traiter de monstre. C'est vrai que ce sont des humains et que je suis un mage, mais ça ne change strictement rien au fait que je ne suis pas humain quand même. Car après tout, si je n'ai pas un côté humain, d'où vient cette enveloppe corporelle ? D'où vient cette âme qui l'anime ? D'où vient le son de ma voix si elle ne vient pas d'un humain ? Je me pose des questions inutiles, franchement, si un jour je trouve les réponses, je considérerais ça comme un miracle ! Oui...un vrai miracle...comme le fait que ma soeur ressuscite ou que mon bras repoussera...une vrai nostalgie sans fin.


*spalsh*


Oula ! Quelqu'un vient de faire le grand saut on dirait ! Je me demande c'est pour quelle raison. Normalement, on ne vient pas se suicider en forêt, on se suicide chez soit avec un couteau, soit avec une bonne flèche. Ca sent plutôt le suicide inventé...bah, je me fais des idées sans doutes, c'est seulement quelqu'un qui vient de faire la bombe ou quelque chose du même genre. Ce n'est rien de spécial, je vais justement au lac pêcher du poisson, je pourrais toujours voir ça de mes propres yeux. /quelques secondes plus tard, près de ce même lac/ Ouah ouah ouah ! C'est quoi tous ses éclairs dans le lac ? Qui a encore eu la bonne idée de mettre des trucs électroniques dans un lac ? Il y a des gens qui sont vraiment inconscients je vous jure. C'est un vrai feu d'artifice, je sens que ça va m'exploser en pleine gueule si je ne bouge pas d'ici. Bah, ce n'est pas la peine de s'inquiéter pou si peu, ça va sans doute s'arrêter. /d'autres secondes plus tard lorsque ça s'est arrêté/ Voilà, ça semble se calmer, par contre pour les poissons s'est raté. Je pourrais toujours aller chercher les poissons griller qui sont sans doute tombés au fond du lac...Minute, c'est quoi ce tronc qui flotte ? Mais...c'est une femme ! Comment est-elle arrivée là ? Et merde, il faut vite que je la repêche avant qu'elle ne se noie.

"Elrik -Mephisto !"

Non, je ne cherche pas à l'achever, mais à la ramener vers moi. Elle est juste assez loin pour que je la ramène en la tractant avec ma longue griffe écarlate. Je lui accrochai le corset en lui transperçant une partie du tissu et je la ramenais du mieux que je pus. Une fois qu'elle fut bel et bien ramenée sur terre, je rentrai ma griffe et je me penchai vers la jeune femme...qui était assez jolie en passant : le visage rond, les yeux cyans et des longs cheveux blonds. Son accoutrement était...original : une fraise rouge avec un truc au milieu, un corset rouge avec pleins de signes bizarroïdes, des épaulettes, un short rouge aussi et une montre autour du cou. Elle avait l'air consciente, mais semblait en plein délire. Alors, je lui dis en tapotant sa joue et en me recevant un gros coup de jus :

" Elrik - Hé, est-ce que ça va ?"

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Keren Schweitzer
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Lun 11 Nov - 18:51


Encore délirante, ma tête tambourinait contre mes tempes de la même manière que mon cœur contre ma poitrine, les images de ma vision tournant dans mon esprit comme un manège. Je me redressais un peu trop rapidement, bouleversant une fois de plus mes sens. Je manquais même de m’évanouir, mais je m’en fichais. Je n’avais pas de temps à perdre avec un stupide mal de tête. Malheureusement pour moi, mon corps n’était de cet avis et il retomba sur la terre et la boue. Je posais ma main contre mon crâne avant de la retirer des suites des chocs électriques. Mon exaspération se faisait rapidement sentir de par mes grognements d’animal. J’éloignais ma main droite loin de moi, la laissant tomber lascivement sur le sol pour qu'elle puisse sécher sur le soleil tapant du matin.

« Je me sens aussi fraîche qu’un apôtre* dans l'Abbaye de clunis** si tu vois ce que je veux dire… »

Je fixais l’homme ahuris penché vers moi, c’était certes très peu cavalier de le dévisager comme ça de par le fait qu’il m’ait sauvé la vie. Mais d’un autre côté, puis-je réellement dire que cet homme est quelqu’un de bonne parole ? Je veux dire… Il me semble suspect tout de même; C’est un mage c’est sûr. D’où proviendrait son crochet s’il n’est pas dans les environs sinon ? Je ne suis pas encore folle ni aveugle, mais si c’était un pêcheur, il y aurait un minimum de matériel dans le coin… Bon, il a canne à pêche à côté de lui. Et puis, vu son accoutrement ce n’est sans doute pas non plus un promeneur. Non, pourquoi pas un pervers saoul et affamé qui par le plus grand des miracles à réussi à non pas à capturer un poisson mais une sirène sur lequel se défouler un moment ? Ce qui expliquerait pourquoi il a décidé « par le plus grand des hasards » de viser mon corset. Je ne peux pas vraiment voir les dégâts de mon vêtements pour le moment, mais s’il louche je pourrais sans doute le savoir. Mis à part ça, il dégage une odeur assez désagréable, une odeur d’homme pur et dur qui ne connaît le mot « Savon » que lorsque les premières mouches commencent à voler au-dessus de sa tête.  Soyons au moins positif, ça ne me donne pas autant la nausée que les fleurs de la forêt. Sinon pour le reste, il n’est pas trop mal. C’est même agréable de le regarder avec ses cheveux roux, sa barbe de trois jours et sa griffure à l’œil donnant un côté très sauvage… Mais bon, il ne vaudrait mieux pas s’y attarder. Je dois m’assurer que je ne suis pas en danger avec cet homme. Remarque, s’il a comprit en touchant ma joue qu’il se prendrait quoi qu’il arrive un coup de jus, je ne pense pas être bien en danger. Je tournais ma tête vers le ciel, les yeux clos, je profitais du silence gênant qui s’installe pour remarquer que mon mal de tête se dissipait, c’est au moins ça de gagner, il ne me restait plus qu’à analyser ce que je venais de voir… Mais pas tout de suite. Je dois tout d'abord m'assurer de quelques détails. Je reprends donc de ma voix fortement bourrue pour une femme:

« T’es qui toi d’ailleurs, camarade ? »

Dans mon numéro de personnage désagréable je continuais mon interrogatoire au moment même où il avait fini de prononcer son nom. Je me redressais doucement.

« Et je me suis retrouvé où ? Parce que je suis un peu pressée, je devrais déjà être… »

Mes forces m’abandonnèrent pour la seconde fois, est-il possible que l’eau et l’électricité ne se soit mis ensemble pour me paralyser ? Pourriture ! Je n’ai pas le temps pour jouer avec toi corps de malheur ! Relève-toi ! Relève-toiiiiiii ! Je sentais le regard du pêcheur se poser sur moi, il fallait que je trouve un moyen de dissiper mon éventuelle incapacité à bouger du moment.

« Quoique ça peut attendre. Il fait bon ici. »


Je ne suis pas crédible du tout. Même un sourd ne me croirait pas ! J’esquisse néanmoins un sourire gênée histoire de faire passer mon mensonge. Tentant de prendre une pose naturelle et peinarde, mais mon corps était décidément contre moi: Alors que je posais mes mains derrière ma nuque je sentis brûler le mélange entre conducteur et message et j'enlevais directement mes mains de ma nuque.

« Bon, peut être que je suis juste coincée...»


Légende: Je te rappelle qu'elle parle un peu l'argot. Ces termes seront traduit ici.

*Doigt
**les fesses.

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Elrik Onryou
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Mer 13 Nov - 16:21

Punaise ! Ca fait mal ! Je viens d'avoir une belle marque sur la main là ! Cette fille viens de me transmettre un bon coup de jus, après tout, c'était prévisible. Elle vient de sortir d'une eau qui a été victime d'une violente électrocution, elle est donc "chargée" et donne des coups de jus sans le vouloir à tous ceux qui la touchent ou tous ceux qu'elle touche. Ca risque d'être dur pour la porter. Cependant, d'où venait cette source électrique ? Je rature l'idée qu'elle vient d'une machine électrique et je m'oriente vers l'idée d'une magie foudroyante. Reste à savoir si c'est elle qui l'a utilisé ou si elle a été victime de cette magie. Quelque chose me dit que c'est la première hypothèse : il n'y a aucun mage hormis moi dans le quoi et croyez-moi, le jour où je ferais des éclairs n'est pas encore arrivé. Mais pourquoi a-t-elle fait ça ? Elle voulait en finir avec la vie ou voulait-elle viser quelqu'un en oubliant qu'elle est entourée d'eau ? Peut être maîtrise-t-elle pas tous simplement sa magie, ça peut arriver à tout le monde non ? Elle a sans doute perdu son maître pendant son entrainement ou elle s'est senti trop confiante pour continuer à s'entrainer. Bah, ça n'est pas mes affaires.

Des éclairs s'amusaient à danser autour de son corps, s'était risqué de la toucher. Et s'était risqué, pour elle, de se lever : un mage de foudre normal ne peut pas contenir tant d'éclairs sans risquer d'obtenir des effets néfastes genre la paralysie. Elle voulait se lever, mais elle retomba aussitôt dans un mélange de terre et d'eau. Elle grogna après sa chute, c'est sûr qu'on n'est pas super content de se sentir impuissant face à un inconnu. D'ailleurs, elle me répondit, mais la réponse était...bizarre :

- Keren : Je me sens aussi fraîche qu’un apôtre* dans l'Abbaye de clunis** si tu vois ce que je veux dire…
- Elrik : Non, désolé : moi et la religion, ça fait deux.

Je me grattai derrière la tête en souriant d'une manière assez idiote je l'avoue, mais bon, je ne savais pas ce que tout ça voulait dire alors j'avais fait cette belle grimace. Mais bon, elle semblait avoir des soupçons sur moi, elle avait raison : un inconnu qui passe la voit et la sauve in-extrémiste en lui accrochant au corset, s'était douteux. Mais cela ne voulait pas dire que j'étais un pervers : j'ai tous simplement fait ce que toute personne ferait par un élan de gentillesse et je lui ai accroché au corset, car elle n'avait pas d'autres habits sur elle et qui soit assez résistant. Par contre, je n'y suis pas allé mollo sur l'accrochage, j'espère qu'elle ne va pas, en se levant, perdre son corset, ce serait une bonne claque que je ne mériterais pas. Enfin, ce n'est pas une claque qui va me faire peur, je pourrais toujours lui prêter ma cape d'hiver pour éviter qu'elle se montre en spectacle et pour "me faire pardonner". Elle me demanda ensuite d'une voix de moussaillon en essayant de se lever :

- Keren : T'es qui toi d'ailleurs, camarade ?

J'adore le camarade, c'est sans doute une preuve qu'elle vient fréquenter les bars près des ports assez souvent. En tout cas, je ne l'ai jamais vu à l'auberge. Bah, ce n'est pas grave, je vais lui répondre tout de suite pour éviter qu'elle est des idées de moi, genre que je suis un assassin mystérieux qui ne veut pas décliner son identité :

- Elrik : Moi, c'est Elrik Onryou ou l'ermite de la forêt pour certain. Et, toi, tu t'ap...

- Keren : Et je me suis retrouvé où ? Parce que je suis un peu pressée, je devrais déjà être…

Non seulement elle avait l'impolitesse de me couper la parole, mais en plus elle insistait pour se lever alors que c'est tout bonnement impossible dans son état, même moi je le sais ! En même temps, je ne suis pas un homme des cavernes, j'ai quand même eu une bonne éducation...comme ma soeur...Rooh ! Pas de nostalgie, ça déprime tout le monde après ! Je la regardais d'un air impassible se recoucher après une tentative désastreuse. Elle dit ensuite pour me faire croire qu'elle faisait exprès de rester coucher, elle avait peur que je m'abuse de sa compagnie si vous voyez ce que je veux dire :

- Keren : Quoique ça peut attendre. Il fait bon ici.

C'est vrai qu'il fait bon ici ! Il manque juste un peu de soleil pour avoir une journée ensoleillée, de la chaleur pour qu'on soit en été et il faut juste qu'on évite de faire attention à tout ça en plus de la chute des feuilles pour ne pas croire qu'on est en AUTOMNE !...Super, voilà qu'il pleut maintenant, il manquait plus que ça ! Là, elle ne peut pas dire qu'il fait bon ici, en plus ça se voyait à son sourire qu'elle mentait. Mais étant bon joueur, elle se décida à dire "la vérité" :

- Keren : Bon, peut être que je suis juste coincée...

- Elrik : Evite de me prendre pour le dernier des idiots : tu es pa-ra-ly-sée ! Ton corps à absorbé beaucoup trop d'électricité, même pour un mage de la foudre. Normallement, tu devais être en train de "dormir" au fond du lac avec tous les poissons que tu as grillés. D'ailleurs, tu as gâcher ma pêche et il n'y a pas de lac plus peuplée dans cette forêt ! Mais pour te répondre, tu te situes sur le bord de l'eau d'Ancient City. Ne me demande pas les légendes de cette étendue d'eau, je ne suis pas guide.

Je regarde ensuite dans les environs et je vois une bâche en plastique qui traînait. Je partie un moment et pris la bâche pour l'enrouler autour de la pile humaine. Cela me permettait de la porter sans risquer les coups de jus ou autres dégâts électriques. Enfin bon, avec un bras, ce n'est pas évident, mais elle n'était pas si lourde qu'elle en a l'air et je réussis à la porter confortablement. Je lui dis pour qu'elle se sente un peu en sécurité :

- Elrik : Je vais t'amener chez moi le temps que tu te "décharges". De toutes façons, tu n'as rien à craindre, je ne suis pas fou au point de toucher des anguilles électriques à main nues. D'ailleurs, c'est quoi ton nom ? Ce n'est pas tous les jours qu'on croise quelqu'un qui réussit à produire autant de courant.

J'étais en train de marcher lorsqu'elle me répondit, je suis assez pressé et la pluie me motive à vite rentrer chez moi. Je n'ai pas envie de finir noyé. C'est au bout de quelques minutes de marche qu'on réussit à atteindre mon "palace", c'est-à-dire mon arbre. Pour ceux qui ne l'ont jamais vu, je fais une rapide description : c'est un arbre imposant, un cerisier géant pour être précis. Il est assez grand et solide pour que je puisse vivre à l'intérieur comme à l'extérieur. Il a survécu à tous les temps, hiver y compris. Sur le tronc, on devine une écriture illisible de loin à cause de la pluie, c'est uniquement le nom de ma soeur et sa date de naissance et de mort, comme on trouve sur les pierres tombales. Je dis ensuite à mon "hôte" :

- Elrik : Nous y voilà !

Je sautai avec la fille dans mon bras sur une branche, me receptionnai sur cette dernière avec mes pieds, rejoignai une autre et je continuai le même mouvement pour atteindre un certain point en hauteur. A partir de ce point, on remarquai un grand trou dans l'écorce de l'arbre : c'est par là que j'y rentre dans l'arbre par temps de pluie ou de neige. Lorsqu'on entra dans ce dernier, je déposai mon hôte encore saucissonné dans la bâche et allai chercher ma cape d'hiver, accrochée à ce qui reste d'une branche brisée, pour la préter à la jeune pile humaine pour la réchaufer un peu. Ca tombait bien, c'est lorsque je le lui donnai que je vis à travers la pluie...son corset en train de trainer par terre, là, sur le sol terreux et maintenant boueux de la forêt. Oups...

- Elrik : Et bien, dans cette tenue, déjà bien des gens t'aurons sauté au cou pour des fins assez...barbares. Je vais aller te le chercher, j'y tiens à ce manteau et je ne tiens pas qu'il sente le parfum pour femme.

Je sortais donc sous la pluie chercher le corset de mademoiselle avant qu'elle se fâche, ce qui est déjà fait à mon avis. Il est où déjà ce...là ! Je m'approche du corset et, d'un coup, j'entends un grognement assez inquiétant.

*grrrrrr*

Je me retournai et vis une dizaine de loups au pelage gris souris trempé jusqu'à la moelle, les yeux verts qui brillaient à travers les ténèbres aquatiques, près à me bondir dessus. Je mets le corset dans ma poche et je bougeai en restant face aux loups, je ne tiens pas à finir en déjeuner moi ! Une fois que je réussis à atteindre le niveau des branches, les loups décidèrent de lancer l'assaut. J'avais atteins la deuxième branche, mais un loup réussit à me gnoquer (si, si, ça existe) la jambe. C'est qu'il était plus agile que les autres cet enfoiré ! Je fais donc apparaître entre mes doigts quatre lames écarlates qui brillaient entre les seaux de pluie qui se déversaient.



- Elrik : Sayonara ! Lucifer !


Je touchai le loup qui était resté accroché à ma jambe avec les quatre lames qui lui transpercèrent le dos grisâtre du carnivore et qui le fit tomber d'en haut.Je le vis ensuite se faire dévorer par ces camarades qui, affamés, se transformèrent en d'incroyables cannibales, triste destin pour ce loup qui ne cherchait qu'à se nourrir. Je continuai à monter les branches jusqu'à atteindre le trou de l'arbre. Je ne vis pas leur tête à travers la pluie, mais je savais qu'ils me regardèrent tous avec un regard noir de colère. Je me levai, rentrai dans le trou en boitant et lançai le corset de madame à cette dernière avant de m'effondrer assis sur le sol, dans un coin loin de la fille en regardant ma jambe ensanglanté. Rien de trop grave, juste quelques vaisseaux et un morceau du muscle s'est fait manger, mais ce n'est pas ça qui va m'obliger à mettre un plâtre. J'arrachai un morceau de ma longue ceinture et l'accrocha au niveau de ma blessure pour arrêter le saignement. Je dis à voix basse dans un vent de colère :

- Elrik : Saletés !

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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Sam 16 Nov - 18:08



Les anges se mirent à pisser sur nous… Pardon, il se mit à pleuvoir. Non seulement ma crédibilité avait atteint les bas fonds, mais en plus, j’étais paralysée, fatiguée, décontenancée et trempée jusqu’à l’os à côté d’un inconnu. Je fermai les yeux pour ne pas recevoir des gouttes de pluie dans les yeux. Le bruit de l’eau s’éclatait au sol et comme je l’imaginais, l’eau ne me faisait ni mal ni froid. Le bain forcé de tout à l’heure m’avait déjà habitué à la température humide du milieu.  J’entendis le torpillage* du rouquin et me faisait doucement rire.  Mais je sais bien qu’il avait raison. Mon moi à l’accent argotier n’étais pourtant pas de cet avis, je lâchais un soupir exaspéré. La situation dans laquelle  nous étions n’était pas réellement la plus adéquate pour faire un résumé de mon état. Au moins, je sais maintenant ou je suis, et où j’avais été.
Dans ma rêvasserie, Elrik Onryou s’était évaporé je ne sais où avant de revenir avec une sorte de couverture transparente en plastique. Je n’ai pas compris sur le moment pour qu’elle raison s’était-il prit d’envie de l’enrouler autour de moi et de me porter comme un sac à patate.

« Je ne risque pas de me repapilloter** avec cette chose sur moi si c’était là ton idée… »

Le regard que je lui lançais dans était las et blasé. L’explication qu’il me donnait en marchant était pourtant valable. Je suis intouchable, il fallait donc trouver un autre moyen de m’attraper. La posture était pourtant des plus inconfortables, mais j’étais très mal placée pour m’en plaindre. J’avais le nez sur sa chemise froissée et les bras enfermée dans le sac. J’avais l’impression d’être un de ces saucissons qu’on mange à l’apéritif dans le bar où j’ai vécu pendant une semaine, c’est donc à ça que ça ressemble d’être emmaillotée comme un apéritif dînatoire ? C’est plutôt outrageant. L’odeur virile que je pensais sentir se changea en arôme de… Comment ça s’appelle ? Je connais cette odeur j’en suis sûre c’est celle de… Non, Je ne m’en souviens pas.
La pluie s’accentua, le fracassement des gouttes sur le sol m’empêchait de bien entendre l’ermite. Mais je cru saisir l’essentiel ce qui me permit de lui répondre, bien qu’à contre cœur.

« Schweitzer Keren et comme tu as pu le voir, je suis un mage de foudre plutôt modeste. »

Elrik pressa le pas vers sa demeure, je ne sais pas s’il m’a entendu avec ce vacarme, ça n’a pas d’importance. Je pendais à son bras comme un vulgaire chiffon à cause de ma paralysie. Je forçais néanmoins mon corps engourdit à bouger, j’avais déjà bien plus de faciliter à soulever mes membres à présent, c’est encourageant. Il ne me faudrait pas plus de dix minutes avant de pouvoir retrouver la force de marcher. En attendant, il valait mieux rester avec lui, même si ce n’est pas ce qui me fait le plus plaisir.
Il me dit après quelques minutes à marcher que nous nous trouvions à destination, je soulevais ma tête pour voir la… merveilleuse supercherie dans lequel loge mon sauveur. Un arbre ? C’est ça pour lui un chez-soi ? Ce n’est pas vraiment ce que j’envisagerais, surtout avec une fille comme moi qui peut à chaque instant griller sa maisonnette si la panique me reprend. Il aurait été plus sage de le lui faire remarquer, mais l’idée même de rester sous la pluie comme un cadavre sous la pluie battante ne me plaisait guère. Il va falloir que je sache me contenir. C’est à ce moment là que j’ai sentis comme un air froid plus important sur mon tronc. Comment est-ce possible ? Il y a un trou à ce sac ou quoi ?

« Ermite... »

Il grimpa l’arbre avec moi comme poids sur son dos jusqu’à ce que nous soyons assez proches de l’abri creusé dans l’écorce de l’arbre. A cette hauteur, je pus voir sur le sol boueux les restes de mon corset rouge vif.

« Ermite... », insistai-je, mais il ne semblait pas m’entendre.

Il me déposa dans le creux, se leva sans poser un regard sur moi pour attraper une sorte de cape avant de se rendre compte sans doute qu’il manquait quelque chose, ne voulant surement pas se rincer l’œil face à moi, il se détourna vers l’ouverture de l’arbre, le regard figé vers mon corset sans doute. Il ne manquait plus que ça pour parfaire le tableau. Je sentais mon cœur s’emballer et mon énergie revenir rapidement, et croyez-moi cela n’envisage rien de bon. Les yeux fermés je me contentais d’émettre un grognement en me disant qu’il valait mieux ne pas s’énerver pour si peu, d’autant plus que l’arbre brûlera si je m’énerve. C’est alors qu’il eut la bonne idée d’aller chercher mon corset, en soulignant qu’il n’était pas un mauvais bougre. C’est juste ce qu’il me fallait pour atténuer mon courroux. Concentrons-nous sur le son apaisant de la pluie, oui… Sinon ce sera moi qui apaiserais*** ce type.

« Je ne tiens pas à qu’il sente ton parfum. »

Je rouvrais soudainement mes yeux, l’ermite avait disparu de l’arbre. Non, ce n’est pas lui qui avait disparu… Mais moi. Je n’étais plus dans l’arbre. Je fis le tour des environs du regard, on aurait dit une grotte ou quelque chose comme ça. Je pouvais à nouveau sentir mon corps, je pouvais à nouveau bouger. Je ne me privais pas de cette opportunité pour explorer les environs. Je suis sans doute dans un souvenir. Je le sais car ce n’est pas la première fois que j’ai droit à ça. Cela m’arrive généralement quand plusieurs facteurs du présent coïncident avec ma mémoire. C’est quelque chose d’assez pénible autant psychologiquement que physiquement, d’où mes absences ou mon incapacité à me contrôler. C’est pour ça que je suis tombée tout à l’heure, c’est aussi pour ça que mon corps s’est paralysée et que mes pouvoirs se sont emballés. Je suis victime de mes réminiscences en somme. La pluie battante pour l’ouïe et le toucher, la fragrance de fruit pour l’odorat, l’obscurité du milieu pour la vue et bien sûr, le sixième sens qui me ramène au souvenir correspondant. Je suppose que cela fait partie des fragments de mémoire de tout à l’heure. Soudain, j’entends un reniflement parmi le tambourinement de la pluie. Mon regard se tourne vers un gamin torse-nu, un manteau sur ses épaules recroquevillé dans la grotte. Un adulte est à son côté, il essore un tissu qu’elle tend ensuite au gamin qui reprit:

« Tu sens la charogne.»

«Je sais, c’est le prix à payer pour récupérer ton vêtement. Remet-le, tu vas attraper froid. »


Le gamin épie l’adulte du regard qui lui tend son haut avant de se relever avec difficulté. Celui-ci se tourna vers la lumière de la grotte en pressant de sa main sa côte droite.

« Tu saignes ? »

« Ce n’est rien gamin. Le principal c’est que tu ailles bien. »


A mon réveil, j’étais belle et bien revenue dans l’arbre-maison de l’ermite qui, d’ailleurs, était de retour. Je tenais fermement dans mes mains le corset qu’il était venu me chercher. Une légère odeur de sang chatouilla mes narines à cet instant. Je remarquais alors entre l’entrée de l’abri et lui une trace rouge. Il ne fallait pas être un savant pour comprendre ce qui s’était passé. Il attachait nerveusement à sa jambe ensanglantée d’une main un tissu sans doute arraché de ses vêtements. Je le regardais sans rien dire, la pluie battait toujours autant dehors mais je ne l’entendais presque plus, je m’y étais habituée. En prenant conscience de la récupération de mon énergie et du contrôle de mon corps, je m’avançais à quatre pattes vers lui, la bâche trainant derrière moi, toujours sur mes épaules. Je me mis en tailleur à côté de l’ermite lui empoignant la main pour l’arrêter, je ne faisais plus d’électricité. Je relâchais ensuite sa main pour défaire le tissu mal attaché. Je remarquais qu’il n’avait plus de bras, là où il en fallait un. Ainsi donc, voilà pourquoi il est si négligé en matière de soin. J’attrape alors mon corset et le desserre un peu plus pour le placer sur la zone meurtri. Au moindre mouvement de l’ermite j’émets un grognement désapprobateur jusqu’à ce que je puisse serrer complètement mon corset sur sa jambe qui lui servira de plâtre le temps de cicatriser. Le silence s’installa entre nous, Je remis la bâche contre moi, laissant néanmoins montrer la longue balafre sous ma poitrine. Un sourire compatissant se dessina sur mon visage.

« Tu sens la charogne, ermite… »  


_________________________________________
* Sermon
** Guérir
***Assassiner, Tuer.



Dernière édition par Keren Schweitzer le Dim 17 Nov - 0:34, édité 2 fois
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Elrik Onryou
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Sam 16 Nov - 22:52

*Gnnnnn*


Rien à faire, je n'y arrive pas avec un bras. Décidément, c'est mon jour de chance : pas de pêche, attaquer par des loups et en train de sentir l'odeur de la pluie et de la transpiration mélangée, la charogne si vous préférez. Bah, je ne suis pas le seul à être malchanceux aujourd'hui, elle aussi elle l'est : elle se paralyse toute seule et elle se fait secourir et hébergé par un manchot qui vit dans un arbre, ce n'est pas le top. N'empêche, ça pourrait être pire pour nous deux : elle serait sans doute morte si je ne l'ai pas secouru ou elle se ferait violer par quelqu'un d'autre qui l'a "sauvé", tandis que pour moi, j'aurais fini dans l'estomac de ses loups. Bref, tout va pas pour le mieux, mais tout va pas pour le pire quand même. Là, je suis juste en train de me casser la tête à entourer un bout de ma ceinture autour d'un morceau de chaire arrachée, ce n'est pas vraiment joli à entendre je le sais. Mais ça aurait été mieux si j'avais encore mon autre bras. J'espère en tout cas que je réussirais à mettre ce stupide tissu autour de ma blessure. Enfin, ça laissera une grosse tâche écarlate sur le sol in-lavable, ça fera plus de couleur dans cette "pièce". Je pourrais toujours rendre visite à ce médecin de Magnolia que j'ai croisé hier...si j'arrive à marcher jusqu'à là-bas.

Mon coeur c'est mit à s'arrêter, non, je ne fais pas de crise cardiaque, c'est juste mon hôte, dénommé Keren, qui s'est approchée et qui a prit ma main. C'est ça qui m'a fait peur ! Elle aurait pu ,je ne sais pas, dire "Attends" ou autre chose pour me prévenir qu'elle venait. En plus, elle est chargée à bloc, j'aurais pu me prendre un violent coup de jus, voire me faire électrocuter. Mais sa main était plus froide et douce que "grésillante" si vous voyez ce que je veux dire. Je lâchai le tissu sous le contact de cette même main, c'est sans doute ce qu'elle voulait. Elle se mit ensuite assis en tailleur, laissant voir une partie d'une cicatrice sur son ventre et décida ensuite de me faire un bandage, c'était....aimable, voire gentille. Par contre, il y a une chose qui m'attriste, c'est le bandage qu'elle veut utiliser : son corset. C'est vrai, c'est pour ce fringue que j'ai failli me faire bouffer la jambe et voilà qu'il se retrouve autour de ma jambe, il y a quoi me décevoir. Mais bon, je ne vais pas dicter ce qu'elle doit faire, elle est assez grande il me semble.

Sssss...Punaise ça fait mal ! Elle n'y va pas de la main morte elle ! C'est limite si elle me pressait la blessure au lieu de la ligoter ! Gnn....ah punaise ! Je sais que je suis douillet, mais je ne pensais pas à mmmm....à l'être autant que ça ! Bon, c'est sans doute ah ah ah ah...sans doute le produit que la vieille a utilisé pour ma blessure au bras qui m'a rendu si gnnnnn...si sensible ! Mais qu'elle arrête de grogner ! Je sais très bien que je aaah punaise que je bouge ! J'ai des nerfs avant tous ! C'est comme si ssss...si je participais à une séance de torture et que c'est moi le torturé ! C'est presque comme si mmmm...si j'allais la frapper par reflex. C'est pour ça qu'il faut toujours laisser quelqu'un faire lui-même le bandage, on ne sait jamais ce ah ah...ce qu'il va vous faire. Mais pour éviter ça, j'enfonce mon poing dans le sol, oui, il n'y a pas meilleur moyen pour éviter la violence accidentelle. Gnnn..c'est bon, ça y est ! Je lâche un gros soupir de soulagement et je lui dis d'un ton endormi :

- Elrik : Merci...

Je me touchai encore ma blessure et me penchai vers elle, j'ai vraiment horreur de ça ! Si je m'entendais, je me lèverais et je lui mets une bonne droite en pleine figure ! Je me retiens du mieux qu'il faut le temps que cette envie passe....s'est passé ! Ouf ! Je sais que je peux être très violent quelquefois, donc j'essaie de me contrôler du mieux que je peux. Puis, je l'entendis faire une remarque :

- Keren : Tu sens la charogne, ermite...

C'est vrai que je ne sens plus le cerisier comme d'habitude à cause de mon petit voyage dehors, je dois vraiment puer, ça c'est sûr. Enfin, je ricanai un peu doucement et, après m'être poser la tête contre le mur, je lui dis avec un sourire :

- Elrik : Ah ça, je sais, c'est sans doute le prix à payer pour chercher ton vêtement !

Ma phrase se coupait par un souffle, c'est vrai qu'avec toutes ses émotions, j'ai le souffle court et ma respiration s'alourdit. Je me levai et me dirigeai vers le fond du trou de mon arbre, retirait une plaque, en sortait une veste identique à la mienne ainsi qu'une bouteille neuve de vin et deux verres (avec un bras oui : le gilet sur mon bras, les deux verres dans ma main et la bouteille dans ma poche), puis je m'approchai de Keren en boitant avec tout cet attirail. Je posais les deux verres par terre ainsi que la bouteille et je lui donnais la veste que j'avais sorti et lui dit en ouvrant la bouteille à une main :

- Elrik : Je ne vais pas te laisser torse nu quand même. Ne t'occupe pas du parfum si tu n'aimes pas celui du cerisier, je n'ai pas de gilet "qui sente normalement".

Après tout, quoi de plus normal que des gilets sentant le cerisier dans le tronc d'un cerisier. Enfin, dans le tronc, ce n'est pas vraiment ça parce que sinon, ils seraient tous collants à cause de la sève de l'arbre. Après avoir servi deux verres d'un volume, je posai ma bouteille et prit le mien en le levant :

- Elrik : Toutes ses émotions, ça me donne soif ! Je ne sais pas comment tu te sens, mais il n'y a rien de mieux qu'un bon verre de vin pour oublier une mauvaise journée.

Après avoir bu le verre en entier d'un seul trait, j'entendis des aboiements suivis d'innombrables grognements dehors. En regardant par le trou, je vois non seulement qu'il ne pleut plus, mais aussi qu'on est encerclés par des loups ! Punaise ! Nous voilà dans la mouise bien profonde ! Je me levai, m'avançait en boitant vers la sortie et me penchait dans le vide : il y a tous les loups de la forêt qui se sont donné rendez-vous ! Je n'aime pas vraiment servir d'amuse-gueule, de plus, si notre chère Keren souhaite s'en aller, il faut chasser ses loups. De toute façon, il me fallait quelque chose sur lequel je pouvais me défouler ! Et ses loups feront parfaitement l'affaire, enfin, je ferais mieux de prévenir notre hôte :

- Elrik : On dirait qu'on a de la visite ! En plus, ils ont l'air affamé !

Je descends ensuite en sautant de mon trou jusqu'au sol. Bien sûr, je me rattrape sur le genou de ma jambe intacte. Je regarde ensuite autour de moi, il a l'air d'en avoir beaucoup. Une vraie petite armée ! Je souris devant tous ses loups qui ne pensent sans doute qu'à manger, ou alors ils sont tous simplement sous le contrôle d'un mage noir, bah, un loup est un loup. Par contre, j'ignore pourquoi ils s'attardent sur nous, mais bon, c'est l'heure du défouloir ! Je pointai ma paume vers eux et criait :

- Elrik : Red Forest !

Mon sceau écarlate s'active et des dizaines d'épées flottantes apparaissent autour de l'arbre. A ce moment, les loups décidèrent de faire l'assaut de tous les côtés. Je positionnai mon poing fermé sur ma poitrine, puis je tendis mon bras vers la droite en criant :

-Elrik : Gladius !

Un autre saut se forma et une grande épée se mit peu à peu à se matérialiser dans ma main. Je prit appui sur ma jambe valide en attendant qu'un loup réussisse à passer, trois d'entre eux ont réussi cet exploit et fonce vers moi, crocs en avant, dommage pour eux, il fait moins sombre que la dernière fois et le soleil brille. Je me propulsai vers eux et les tranchai tous les trois en même temps. Puis, trois autres loups foncèrent vers la droite dans la même posture que les trois derniers. J'ai eu le temps de faire un mouvement avec Gladius pour les projeter contre l'arbre, puis je le lançais sur un autre loup qui décidait de la jouer solo, il se prit Gladius dans le ventre et s'effondra par terre. Une fois la main libre j'en profite pour utiliser une autre technique :

- Elrik : Lucifer !

Après que le sceau s'activa, cinq lames foncèrent et touchèrent les trois loups encore sonnés, un gémissement qui en regroupe trois se fit entendre. Je reprends ensuite Gladius encore planté dans le loup et balance ce dernier sur un groupe de loup qui tentèrent de m'attaquer par derrière, en même temps, on entend leur grognement de loin. Puis je regardais le trou en criant :

- Elrik : Hep, Keren ! Un peu d'aide sera le bienvenu !

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Keren Schweitzer
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Dim 17 Nov - 0:25


J’hochais la tête, on avait eu la même réaction, c’est amusant. Non, ce qui réellement plaisant c’est de pouvoir se dire : « J’ai une impression de déjà vu ». C’est tellement bon de pouvoir se souvenir même si il n’a pas vraiment de sens pour le moment… Peut être que rester encore un peu avec lui m’aidera à trouver d’autres souvenirs…  Qu’est-ce que tu racontes Keren ?  Tu n’es pas là pour ça ! Tu dois accomplir ta vengeance. VOTRE vengeance…  Et après, et seulement après tu pourras songer à te souvenir. C’est ce qu’il t’a dit. Elrik boitait doucement en direction du creux de l’arbre, je remarquais que la pluie avait cessé. Tant mieux, je pourrais bientôt reprendre la route… Torse-nu, certes.  Je pourrais toujours dépouiller un pervers qui passera dans le coin, qui sait ?

Mais alors que je planifiais mon départ je vis près de moi une veste chiffonnée que l’ermite avait déposé à côté de moi, il déposa ensuite au sol deux verres tandis qu’il ouvrit une bouteille de vain de sa main valide. Il s’exclama sur son habitude à boire un verre de vin pour noyer la mauvaise journée qu’il venait de passer. Je ne suis pas psy ou quoi, mais vu le niveau de la bouteille je dirais qu’il passe souvent de mauvaise journée… Mais je ne vais pas me plaindre, entre alcoolique on se comprend. J’attrapais le verre et bu avec parcimonie le nectar du vin qui semblait de qualité pour un ermite. Bien que le goût soit un tantinet trop amer. On entendait soudain des grognements venant de l’extérieur. A priori, c’est à cause de cela qu’Elrik s’est fait déchiré la jambe. Mais à peine y ai-je pensé qu’il se leva pour retourner au combat avec une punch line des plus sarcastiques. J’imagine qu’en tant que mage solitaire vivant dans un arbre il sait se défendre. Aussi ai-je pris le temps de finir mon verre, de mettre la veste un peu trop grande pour moi (J’ai du retrousser les manches de la veste pour voir mes mains) et je me suis posée contre la fenêtre de l’arbre pour le regarder se démener. Il  invoque alors des armes pour se battre ? Ce n’est pas banal, enfin… Si on sait que c’est de la magie ce n’est pas banal. Je ne décrirais pas le spectacle qu’offrait le rouquin, mais disons que c’est quelques chose de très agréable à regarder. Est-ce encore là un de mes anciens passe-temps ? Je l’ignore. Alors que le nombre d’adversaire augmentait, l’ermite se tourna vers moi pour m’inviter à le rejoindre.

De l’aide ? La perspective même de me battre pour la première fois m’effrayait un peu. Non loin de là que j’avais peur. J’avais même l’impression que je tremblais d’excitation. Mais je n’étais pas sûre de pouvoir me battre. Ça fait un an que j’ai vécu en arnaquant les gens un peu partout, si je savais me battre auparavant, rien ne dis que je serais capable de le refaire là, tout de suite. Mais il était trop tard pour réfléchir car mon corps avait déjà pris le contrôle de mon esprit hésitant, je sautais de l’arbre pour enjamber un loup, l’agrippant par les oreilles je le laissais se chahuter un moment, tentant de me mordre aux jambes. Mon regard se fit plus perçant quand je serrais mon poing, le chargeant d’une faible lueur dorée qui s’intensifiait rapidement, alors je murmurais presque pour moi-même : « Lightning punch » pour le clouer la face au sol lui déboussolant son rythme cardiaque d’un coup de poing. Il tomba sur le sol, assommé ou mort, je ne sais pas et je n’y prêtais plus attention. Je liais déjà mes mains l’une à l’autre la foudre fissura en deux l’air pour former un arc artificiel, tirant sur une corde invisible une nouvelle ligne de foudre se forma, le regard perçant et le sourire fou, je visais les loups galopant vers nous.

« Lightning arrow ! »  

La flèche fendait l’air pour se planter sur le loup du milieu qui s’affaissa au sol.  Nous regardions d’un air entendu les cadavres de loup au sol, le sang dégoulinait sur Elrik tandis que je n’avais que quelques éclaboussures, je me rapprochais de l’ermite en regardant la meute de loup restant foncer sur nous.

« Ils sont nombreux… T’es prêt camarade ? Je vais les envoyer valdinguer tu n’auras qu’à les réceptionner avec tes lames. »

J’ai dis ça comme par réflexe, je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire en réalité. Mon corps faisait lui-même le travail. Les loups n’étaient plus qu’à quelques mètres de nous, il était peut être temps d’envoyer l’attaque non ? Non ! Mon corps refuse de bouger, je fixe les loups s’approcher, un peu plus, un peu plus encore… Mon camarade semblait s’inquiéter de mon hésitation et il avait raison.

« Counter shield ! »

Mon corps se recroquevilla sur lui-même et une ombre se dressa entre nous et les loups. Quand j’ai osé regarder de quoi il s’agissait, je vis une sorte de mur de foudre gigantesque qui empêcha les loups de passer. S’était-ils prit le mur ? Les hurlements des loups se faisaient plus faible et le mur disparu. Le pelage des loups brillaient par les chocs électriques éclatant sur leur corps. Ils descendirent du ciel…. Pardon, du ciel ?! Les loups volent ? Depuis quand ? C’est une blague j’espère ?!  Non, mon camarade fonça finir les loups qui s’était laisser choir au sol pendant que moi je m’asseyais au centre d’un cercle de cadavre de loup. Tremblante d’excitation et d’effroi. Je reprenais ma respiration avec difficulté. Le sourire d’un assassin sur mes lèvres et les yeux embués par la fatigue et les larmes. Je ne comprenais strictement rien à cette histoire. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je fous là ?

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Elrik Onryou
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Sam 23 Nov - 23:04

Enfin elle se décide à descendre de mon arbre, c'est pas trop tôt. Ce n'est pas que je suis pressé ou autre chose du même genre, c'est juste que là, on est un peu nombreux. Pourtant, on dit que normalement plus on est de fous, plus on rit, mais là c'est à mourir de rire ! Revenons à nos loups, c'est qu'il y a du renfort qui est arrivé ! C'est une vraie mer de loups qui s'abat contre mes lames, elles sont même prêtes à craquer. Ils ne vont plus rester longtemps loin de nous, il faut vite les éliminer. Il faut trouver une solution radicale et il n'y a qu'une seule qui m'arrive en tête : les éliminer tous en même temps ! Mais il ne faut pas s'agiter, ça ne sert à rien de se stresser comme ça, on peut même trouver un côté amusant à tout cela : c'est un vrai défi qui nous est proposé, un véritable test de survie, j'adore ça ! Je vais me défouler sur eux, ça me fera du bien, je me suis tellement retenu de frapper mon infirmière que je n'ai maintenant qu'une seule envie : faire mal, très mal même ! Je sourie devant toute cette horde de loups qui nous entouraient. Il y a de quoi devenir bourrin devant tout ce spectacle. Tiens, en parlant de bourrin, un énorme loup beaucoup plus gros que les autres se met à foncer vers moi en envoyant valser tous ses pauvres camarades qui se trouvaient sur son chemin et qui continuait sa route vers moi, il devait faire ma taille à quatre pattes, un peu moins quand même. Et moi qui croyais que tous les loups se battaient par équipe, voilà la preuve que non. Je plantai Gladius au sol, me positionnai de profil face au loup, mon bras valide levé vers sa tête et j'effectue un geste circulaire avec celui-ci avant de faire apparaître un sceau écarlate qui flotte dans ma main, puis je dis d'une voix grave et menaçante :

- Elrik : Dullahan !

Une épée sortie du sol et monta jusqu'à ma main levée au maximum dans les airs, le loup géant étant trop sûr de lui se cogna contre l'épée, son corps se repliait comme un accordéon sous le terrible choc. Dullahan se brisa, mais il avait réussi à arrêter net le loup dont le sang coulait de son crâne gris. C'était fini pour ce loup, tous les loups qu'il avait percutés avaient formé un tas circulaire près de mon arbre, j'ai failli les rejoindre. J'étais couvert de sang, ça dégoulinait sur moi, c'est une des raisons pour laquelle j'ai HORREUR des combats rapprochés. Quand j'ai réussi à mettre ma main sur Gladius planté au sol, une lueur faible jaunâtre se manifeste derrière moi. Je me retourne donc et vis ma "camarade" griller un loup en lui envoyant un poing du tonnerre (mot pour mot) dans sa petite tête grise. C'était pas mal pour une mage qui n'avait pas réussi à maîtriser sa magie, vraiment pas mal. Puis, juste après, elle tira dans un loup avec une sorte de flèche électrique, ce dernier avait atterris sur un autre tas de loups vivants qui se mirent à griller vifs. Ce coup-ci, je tire mon chapeau, même si je n'en ai pas pour le moment. Je ressortis Gladius du sol, le posa ensuite sur mon épaule et regardait Keren dans les yeux : on avait la même idée. Je me retourne et elle se positionne ensuite à côté de moi Puis, elle dit d'une voix très sûre d'elle :

- Keren : Ils sont nombreux… T’es prêt camarade ? Je vais les envoyer valdinguer tu n’auras qu’à les réceptionner avec tes lames.

- Elrik : Je suis prêt depuis longtemps !

Je fais disparaître Gladius dans ma main et repositionne les lames de ma Red Forest au-dessus de nous. Cela donnait le feu vert pour les loups qui se ruèrent tel un rat-de-marée carnivore contre nous, j'espère qu'elle sait ce qu'elle fait. Un bruit se fait entendre sous ma chaussure, un genre de couinement dégueu qui nous fait mal aux oreilles. C'était un peu normal, avec cette pluie on on de la boue autour de nous, c'est pire qu'un marécage. Je vais devoir nettoyer mes pieds après ça, ça risque de faire...une minute ! Nous avons des tonnes d'eau sous nos pieds là, cela signifie que...et merde ! Je me retournai rapidement contre Keren avec un regard remplit d'inquiétude et de crainte :

- Elrik : Keren, attend une minute, si tu utilises une attaque trop forte, on grillera sur place !

Elle ne m'entendait pas, elle était trop sûre de ce qu'elle faisait. J'espère qu'elle va écouter ce que j'ai dit, un autre choc électrique comme celui qu'elle a reçu peut lui ôter la vie ou la rendre malade mentalement. Mais, en voyant tous les arcs électriques se concentrer sur son corps, je savais qu'elle allait utiliser une attaque hautement électrique, elle va nous tuer ! Je prends une lame qui flottaient au-dessus de nous et lui criait :

- Elrik : Keren ! Ne fais pas ça !

Trop tard, une gigantesque lumière apparu et un ouragan électrique se rua sur tous les loups alentour et sur nous. J'avais eu le reflex de me positionner sur mes lames, mais je regarde impuissamment la mage de la foudre se faire électrocuter de tous les côtés. Puis, la lumière de l'attaque de Keren devenait si puissante que j'ai dû fermer les yeux quelques minutes, juste assez pour entendre une voix, celle d'une jeune fille. Elle avait l'air de chuchoter et de parler en même temps, elle m'appelait du côté le plus profond de la lumière. Je devais perdre la tête ou quelque chose comme ça, mais non, je l'entendais encore ! Elle m'était familière cette voix, mais elle venait de qui ? Puis, je finis par voir une silhouette, celle d'une fille aux cheveux longs et roux, ses yeux bleus faisaient un contraste par apport à sa peau sa peau noire. Tout le reste de son corps était de cette couleur ténébreuse. Puis, une fois que je la regarde dans les yeux, elle les ferma et pencha sa tête sur le côté, je savais qu'elle souriait, mais pourquoi. Puis, un chuchotement plus fort que les autres me disait un grand "Merci !" qui se répète dans ma tête comme un profond écho, puis je la vis disparaître et rejoindre la couleur lumineuse. Merci ? Pourquoi me dit-elle ça ? Je crois savoir qui c'est, mais je préfère le garder pour moi... Je me murmurais ensuite tristement :

- Elrik : Ce n'est pas finit...

La lumière finit par se dissiper et les couleurs arrivent peu à peu. Je vis un gigantesque mur de foudre devant le corps mit en boule de Keren, totalement inconsciente et surchargée encore une fois. Je la vis ensuite avec soulagement se lever et marcher avec une drôle de démarche vers le tas circulaire de loups. Elle finit par s'asseoir sur ses loups en tremblant ensuite comme une feuille. Certains loups qui avaient réussi à survivre se relevaient et marchait dangereusement vers Keren. Je saute en l'air, fait disparaître toutes les lames de ma Red Forest et en créé deux beaucoup plus grande suite à un sceau lancé n'importe comment. La fatigue m'avait pris et je chuchotais "Agnus" au lieu de le crier. Les deux lames se mirent à tournoyer et à faucher tous les loups restant, les pauvres finissent par être lancés en l'air sous le terrible choc de l'attaque. Les épées reviennent ensuite dans ma main et disparaissent par la suite. La météo se met ensuite à prévoir une pluie de loups qui tombent du ciel, comme s'ils volaient. Je me rapprochai ensuite de Keren qui avait l'air de devenir folle, ses yeux étaient en train de pleurer, mais un sourire effrayent se laissa voir sur ses lèvres. Pourtant, je me positionnai à côté d'elle et regardai un autre spectacle qui était effrayant pour moi : mon arbre était juste en train de brûler et il ne resta déjà plus grand-chose à consumer. Je me rapellai ensuite de la voix que j'avais entendue tout à l'heure et il fallut se rendre à l'évidence : l'esprit de ma soeur venait de partir. Je m'approchai ensuite des débris de mon arbre et commençais à fouiller, tous en dessous se trouvait une graine en parfait état, il semblerait que ma soeur ait laissé une grosse partie de son esprit dans cette graine. Je la pris dans ma main, la serra de toutes mes forces sans la casser et me mit à pleurer. Je positionnai mon poing contre ma poitrine et je restai un moment dans cette position sans bouger.

Un rire se fit entendre du fin fond de la forêt, un rire horrible et méchant.

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Keren Schweitzer
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Sam 30 Nov - 17:16


Les larmes coulaient presque sans que je ne m’en aperçoive, un vide immense se formait en moi. La folie se présente à moi avec son sourire de requin, il n’a pas besoin d’ouvrir les bras pour que je l’accueille dans mon monde. Je suis moi-même sa nouvelle location qu’il comble de ces meubles creux et fades. Mes yeux embués par les larmes discernaient des formes abstraites et ternes. Les cadavres semblaient s’être éveillés, prêt à me trainer dans leur gueule six pieds sous terre. Est-ce que mon angoisse de mon ignorance qui me perturbe autant ? Non, je levais doucement la tête vers le ciel, apercevant une masse rougeoyante parmi les flammes. Je ne sais s’il appartenait lui-même aux flammes, mais le spectacle était de toute beauté. Une beauté malsaine, certes. Mon regard se trouble à nouveau, se confondant avec mon obsession. Est-ce que je rêve ?

« The Red Bear…? » Murmurai-je entre mes lèvres

J’avais repris mes esprits, du moins j’avais reprit la maîtrise de mon corps. Sur mon visage coulait un trait de sang, surement une éclaboussure car je n’avais pas mal. Les flammes de l’enfer s’étaient transformées en incendie et l’ours de mes cauchemars, l’ermite. Un ermite fort pitoyable ma fois avec son corps grisonnant et tremblant face aux flammes. L’arbre brûlait devant nos yeux, je me relevais doucement pour suivre l’horrible spectacle qui s’offrait à nous. Est-ce moi qui aie provoqué ça ? Si c’est le cas alors cela doit justifier la boule au creux de ma gorge. Je me sentais mal à l’aise. Après tout, c’était ça maison non ? Non… C’était plus que ça, je me souviens avoir vu les gravures sur le marbre, je suppose que cette arbre était un souvenir pour cet homme. Un souvenir que j’ai détruit, accidentellement ou pas, cela n’avait pas d’importance. Je venais de commettre un crime psychologique. Et je sais mieux que quiconque à quel point cette mémoire est importante… Je m’avance à pas mesuré vers lui. Mes jambes s’étaient engourdies, sans doute par la position inconfortable que j’avais il y a de cela quelques minutes. Alors qu’il serrait son poing contre sa poitrine, ses larmes coulaient le long de son visage jusqu’à atteindre le bouc roux qui se formait sur son menton. Les flammes restantes donnaient à ses cheveux une couleur violente et captivante. Il était beau dans son malheur. J’osais timidement poser mes doigts sur son épaule, j’avais honte de ce qui s’était passé. Je ne pouvais pas me retenir. J’ôtais le masque invisible de mon visage comme j’ai remarqué le faire depuis ces quelques heures de rencontre. Je ne pouvais pas lui mentir… Pas maintenant. Ce serait mal venu. Je ne peux pas être ce moi-là.

« Tu trembles, Ermite. On dirait que tu as perdu un ange… »

J’hésitais, je ne savais pas que dire… Il fallait que je trouve un moyen de ne pas m’enfoncer plus encore.

« Ermite… Je suis désolée. Si je peux me racheter, ne serait-ce qu’être pour toi un punching-ball un instant _N’en abuse pas non plus_ Alors, je le ferais. »

Je me grattais la nuque nerveusement et me préparait à recevoir le coup. Je ne suis pas vraiment maso. C'est juste que je peux comprendre que par moment certaines choses peuvent nous frustrer et qu'il nous faut à ce moment là un moyen de détendre son corps engourdit. J'ai moi-même envie de frapper quelqu'un dans ces moments-là. Et il faut dire que depuis mon amnésie _j'ignore si c'était le cas avant_ mes mains me démangent énormément.
Je fronçais le nez et fermais mes yeux. C'est le moment. Je crois que c'est à cet instant précis qu’un rire résonna dans la forêt. Je frissonnais malgré moi. Il y avait quelque chose de diabolique, de fou dans ce rire. Je me mis à entrelacer mes doigts ensemble et machinalement exécutant un tic que j’ai dans ce genre de situation. Prenant la montre à gousset entre mes doigts, je la pose contre mes lèvres avant de la lâcher aussi sec. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement. Encore une énigme à résoudre sur moi-même. Mais je ne pense pas que ce soit le bon moment pour y songer. Le rire s’était tu. Que va-t-il nous arriver encore ?
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Elrik Onryou
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Mer 4 Déc - 15:43

- Keren : Tu trembles, Ermite. On dirait que tu as perdu un ange...

- Elrik : Un ange....

Devant la tombe en flammes de ma soeur, je ne savais pas ce que je pouvais faire. Pourtant, il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi ? Un ange...A ce mot je revis dans ma tête ma soeur en train de sourire, au milieu d'un tas de gens. Je vis ensuite une auréole briller sur sa tête et des plumes voler derrière son dos, je me sens...soulagé ? Heureux ? Je ne sais pas, je sais juste que cette image qu'elle avait donnée à ma petite soeur me fait sourire, elle m'aidait sans le savoir forcément. Je regarde la graine restante de l'arbre, elle disait quelque chose après, mais je n'avais pas très bien entendu. Sa voix s'était transformé en devenant plus clair, plus douce et plus triste, comme celle de ma soeur. Son ton était pourtant assez différent que le sien, après tout, la différence des deux âges est énorme quand même ! Pourtant je confonds presque leurs voix, comme si Keren représentait en quelque sorte ma soeur, mais plus vieille. Serait-ce un futur qui devait exister ? Je l'ignore, je ne suis pas un voyant, ni un médium,...ni un diseur de bonne aventure,...ni un liseur de tripe,...ni autre chose de complètement bizarre et cinglé dans ce genre. Woah ! On dirait que je suis en train de reprendre du poil de la bête ! Je mets ma soeur, enfin ma graine, dans ma poche et je me retourne et vis Keren en train d'embrasser sa montre, ses yeux fermés et le nez à moitié rentré, on dirait une gamine de 11 ans en train d'attendre qu'on la punisse en la frappant ou en lui gueulant dessus. Je ne sais pas si vous voulez mon avis, mais je trouve qu'elle en fait un peu trop...non ? Je vois ensuite sa montre tombée de son cou, sa prière semble être terminée. Elle doit sans doute croire que je vais la tuer, j'ai bien envie de le faire et d'allonger mon poing dans son joli minois qui n'était pourtant pas désagréable du tout, mais je sais que ce n'est pas de sa faute. Enfin, si, à moitié, ou plutôt à un tiers puisque quelqu'un d'autre tire les ficelles et que j'y suis quand même pour quelque chose, c'est moi qui l'ai emmené ici malgré tout. Bon, j'aurais bien voulu maintenant revenir en arrière et la laisser crever dans le lac, mais ce n'est pas mon genre. Mes larmes avaient arrêté de couler, j'étais redevenu normal, tant pis pour l'arbre, il me reste l'essentiel !

Un sifflement se fait ensuite entendre, puis un long point s'enfonce soudainement sur mon épaule gauche, là où je n'avais pas de bras. Le point continue sa route encore, encore, encore et encore jusqu'à ce qu'un choc sur un morceau de bois s'entend. Tout ça s'est fait en quelques secondes. Mes nerfs déjà très sensibles me faisait hurler un bon coup et me forcer à me coucher, ma main valide s'est tout de suite précipité sur la flèche qui s'était incrusté dans mon épaule. Le rire qu'on avait entendu tout à l'heure s'approchait dangereusement de nous, il en voulait à l'un de nous deux, s'était sûr ! Bien que maintenant, il voulait nous tuer tous les deux en même temps à cause de la boucherie dont on est les heureux auteurs, c'est lui qui a manipulé les loups, lui ou quelqu'un d'autre, je ne sais pas, mais je vais le ou les prendre et les frapper, les tuer, voir même les découper en petits morceaux et donner ces morceaux à des chiens errants ou autres carnivores. Mais mon corps refusait de bouger, entre le rire qui me donnait un de ses maux de crânes, ma jambe blessée me donnait l'impression que quelqu'un me grignotait sauvagement et cette saloperie qui s'est planté dans mon épaule fragile, c'était un peu normal. Les ténèbres se mirent à m'envahir, mes paupières deviennent lourdes d'un seul coup, mes yeux voyaient flou, je ne vois seulement que la chevelure dorée de la mage de la foudre danser devant moi. Je finis par les fermer, étais-je mort ? Non, je suis seulement crevé et je me suis assoupis, c'est pratiquement moi qui ai fait tout le boulot quand même !

Je rouvris les yeux quelques minutes après, ma première réaction a été de retirer cette horrible flèche qui me torturait. Je me lève difficilement et je regarde autour de moi, je n'avais pas bougé de ce qui restait de mon arbre. Quelque chose brille dans le sol, je suis donc allé voir et je reconnais la montre à gousset que Keren avait en permanence autour de son cou, elle était tâchée de sang, mauvais présage, très mauvais présage. Une colère sourde gronde à l'intérieur de mon ventre, ce type qui s'amuse à jouer avec des loups commence sérieusement à me faire chier ! Je mets la montre de Keren autour de mon cou en attendant de la retrouver...puis je sens une présence me tirer au niveau du bas de la jambe. Je me retourne pour savoir qui s'était...personne. C'était le vent ? Non, je sais très bien de qui il s'agit. Je dis à haute voix en souriant :

- Elrik : Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te laisser ici toute seule.

Je me redirige vers le milieu des restes de l'arbre et je plante ma main au sol, un petit cercueil noir avec des motifs violets en ait ensuite sorti. Il sentait très fortement le cerisier, cette odeur n'est pas désagréable du tout. Je pris le cercueil par une solide bannière attacher derrière et je le porte comme un sac sur mon dos. Je décide ensuite de pister ceux qui s'en sont pris à Keren et moi, pendant ma piste, j'avais l'impression quelquefois que j'avais ma soeur qui dormait sur mon dos à la place du cercueil, cette pensée me réconforte et me motive à aller jusqu'au bout de ma mission. Désormais, je vais être trèèèès violent ce coup-ci et il va falloir plus d'un tonneau de vin pour me calmer. Après avoir retrouvé Keren, je la prends avec moi et je file piler une taverne !

- Elrik : On va passer aux choses sérieuses !

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Keren Schweitzer
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Dim 8 Déc - 15:54



« The thunder hunter hein…? Laisse-moi rire ! Tu vas quand même pas me faire croire que c’est cette gamine ! »


Je me suis réveillée avec l’odeur piquante de la fumée sur mon visage. Lorsque j’ouvris les yeux, c’était une figure ignoble qui se dressait devant moi. Un rictus cadavérique sous une couche de métal d’or et d’émeraude, ses yeux perçaient l’obscurité et brisait en un instant ma flegme naturelle. Il ricana doucement, son haleine était aussi nauséabonde que la fragrance de sa fumée.

« Bien dormi ? »

Même derrière son masque, je pouvais discerner le regard haineux et bourré de rêve factice en tube de par les quelques traits rougit de ses globes oculaires. Je ne répondais pas, connaitre mon état de santé lui était égal. Il se leva pour tirer sur sa cigarette. Je gesticulais en vain, j’étais liée à la poutre glacée qui servait de dossier à mon dos. Le silence était rompu par l’égouttement d’un liquide dans le coin. L’homme face à moi se pencha à nouveau vers moi, me maintenant la mâchoire entre ses doigts gras il me cracha sa fumée au visage avant de me murmurer à mon oreille.

« Tente quoi que ce soit ma grande, et je te donnerais une raison de te débattre. » Il passa vulgairement son autre main dans mes cheveux avant de venir d’embrasser les pointes blondes qu’il tenait entre ses doigts.

Je déglutis nerveusement à cette optique. Son visage qui effleurer ma joue se retira rapidement, il grogna, il venait de se prendre un coup de jus.

« Cette folle m’a électrocuté ! »

« On t’avait prévenu, The Thunder Hunter n’est plus ce qu’elle était, c’est un danger public.» Il riait timidement, il se tournait vers moi, pensant sans doute que j'allais le suivre dans son rire ? Je ne le fis pas et il arrêta, gêné.

Je les regarder avec terreur, est-ce qu’ils me connaissent ? Et qui est ce… Thunder Hunter ? C’est moi ? Je ne m’en souviens pas de ça ! Je m’appelle Keren, vous devez sans doute vous tromper aurais-je criée. Mais c’est la peur au ventre que je les regardais gesticuler devant moi. Ils prévoyaient surement la seconde partie de leur plan. J’avais du mal à entendre ce qu’il disait. C’est alors que le second homme, un peu plus mince que le premier s’approche de moi et me dit :

« Keren, écoute, on ne va pas te faire de mal… »

J’écarquillais les yeux, il me connait ?

« Ah ! Si tu crois que tu vas la convaincre en disant cela, c’est trop tard ! Je l’ai déjà menacé. »

L’homme se mordait les lèvres, il semblait désolé par le comportement de son camarade.

« Philanthrope, je ne t’ai pas demandé de lui faire peur ! Je voulais lui parler. Rien de plus. »

Il se tourna, le main sur les hanches, son exaspération résonnait dans l’enceinte du lieu.

« Tu m’as demandé de la retrouver vivante, pas de l’inviter à me suivre… »

« Je te donnerais ta récompense… Merci, surveille les environs, je ne veux pas qu’il la retrouve. »

Me retrouver ? Qui ? Je gémissais, L’homme desserra le tissu de ma bouche en me suppliant de ne pas crier.

« Keren, tu ne te souviens pas de moi ? Vraiment ? »

Le petit homme chétif s’approcha de moi pour que dans l’obscurité de la pièce je puisse le voir. Du moins la majeure partie de ses traits.

« Tu ressembles au garçon de la forêt de Worth Woodsea… »

« C’est ça Keren… » Il souriait tristement. « C’est moi. Excuse-moi de t’avoir amené ici de façon si violente… Le Philanthrope est comme ça. Je n’avais pas le choix. Je devais te parler. »

Je le regardais de façon bien plus sereine à présent. Même si j’ignorais quel rôle jouait ce gamin dans ma vie, je savais qu’il n’était pas mauvais. Pourquoi l’aurai-je aidé sinon ? Il y a de cela quelques années à présent ?

« Je t’écoute. »

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Elrik Onryou
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MessageSujet: Re: Au bord de l'eau d'Ancient City.   Jeu 19 Déc - 19:59

Les ténèbres envahissent la forêt au fur et à mesure que je m'enfonçais dans la forêt. Les arbres grandissaient et s'agitaient devant moi au rythme de la montée de chaleur. Il ne fait pourtant pas chaud, mais à force de marcher, on commence à se sentir griller dans nos vêtements. Oui, j'avais pris avec nous ma cape hivernale donc oui, il fait chaud. C'est sans doute le seul objet qui a survécu en plus de mes bouteilles. Pourtant, les arbres commençaient à devenir blancs, les flaques gelèrent sous une poudre blanche qui commençait à tomber, les pentes d'herbes devenaient très glissantes, donc il ne faut surtout pas avoir le malheur de marcher dessus. C'était juste magnifique à voir, de petits flocons descendaient du ciel par centaines, par milliers mêmes. Je m'arrête un instant et contemplais le ciel blanc, la main ouverte pour réceptionner la plupart des flocons, je faisais beaucoup ça quand j'étais petit, c'est devenu une manie à force. Ma main se glace au contact des flocons, mais je ne ressens presque rien, juste l'impact humide qui se produit lorsque les flocons s'éclatent dans ma main. Je sers ensuite la main lorsque je commence à ressentir le froid, mais je continuais à fixer le ciel blanc en train de pleurer des larmes de la même couleur que son teint, j'étais heureux. Oui, vous l'avez deviné, on vient de passer en hiver. On vient de passer d'un temps tout le temps pluvieux et humide à un temps neigeux et froid, mais plus réjouissant à voir. Mais je ne suis pas là pour voir le changement de temps, j'ai un mage à tuer !

Je remonte le cercueil en tirant sur la bandoulière et je reprends ma marche vers mon charmeur de loups. La montre à gousset de Keren me donnait encore plus froid à cause du métal qui caressait la peau de mon torse, je l'avais mis autour de mon cou pour ne pas la perdre. Les traces que je suivais étaient incrustés dans de la boue, mais dame nature m'a aidé et elle m'a permis de mieux poursuivre mon charmeur de loup. En voyant l'épaisseur des traces, je savais que mon charmeur était seul et qu'il n'avait pas Keren avec lui. Je dois donc la rechercher autre part après avoir tué le mage que je recherche. Mais désormais, il n'y a plus Keren avec moi et je risque d'en baver en étant seul face à lui et ses loups. Enfin, seul n'était pas le vrai mot, j'ai ma sœur avec moi. Un rire s'entendait dans l'air, j'y suis presque, je vais bientôt retrouver ce mage et lui faire sa fête !

Je me mets à courir en faisant plein de bruits, en même temps, je n'ai pas de chaussures aux pieds, ni de chaussettes d'ailleurs, j'y peux rien si je n'ai pas quelque chose qui permet de masquer le bruit. En même temps, on est en forêt, ce n'est pas facile de rester silencieux, surtout lorsqu'il neige. Cependant, je suis proche de mon homme, il est là, il est même avec d'autre personne. Je me cache derrière un arbre lorsque j'entends une bonne dizaine d'hommes lui répondre. Je baisse la tête en restant caché et je vois plusieurs hommes bien armés regroupés comme des moutons devant un bélier...enfin, un homme sous une capuche avec une cape noire et qui ne cessait de rire aux éclats. Je distingue quand même une sorte de vieux chapeau miteux qui a connu tous les temps sur sa tête. Une fumée apparaît devant son visage, il fumait, rien de plus. Malgré ça, je vis quand même lui faire manger son cigare pour ce qu'il a fait à mon arbre, même si c'est indirecte. L'homme lève son chapeau, descend sa capuche, remet son couvre-chef et hurle aux autres :

- ??? : Je veux The Thunder Hunter et ce minable à tout prix ! Je ne veux plus d'erreurs ce coup-ci ! Mes loups ont peut-être échoué, mais je suis sûr que vous lui tiendrez tête facilement ! Si ce gars ne s'était pas ramené, je l'aurais tué et je me serais débarrassé de cette garce !

On cherche la peau à quelqu'un ? Très intéressant ! J'ai maintenant mille bonnes raisons de le tuer. Une fois que les hommes se sont dispersés dans la forêt, l'homme s'est retourné. Sa peau était bleu et semblait avoir de sérieuses cicatrices partout. La cape qu'il avait sur lui était en faîte une sorte de poncho noir qui cachait un arc et deux étuis avec chacun leur pistolet respectif. Il avait un vieux jean gris pleins de poussières et des bottes de cow-boy brune et très sale. Il semblait venir de loin et il semblait ne pas avoir beaucoup mangé, il était d'une minceur inimaginable ! On lui fait une pichenette et il vole trois cents mètres plus loin. J'attends qu'il passe devant moi et je sors de ma cachette en faisant le plus de bruits possibles. Je me mets face au "cow-boy" qui était de dos et qui s'était arrêté en entendant tout le bruit que j'avais fait. Je sourie et lui dit :

- Elrik : Alors comme ça, on fait des cachoteries derrière le dos des gens, c'est vilain ça !

Il se met à rire et se retourne, les bras loin de ses armes et il me dit avec un sourire bien plus large que le mien :

- ??? : Je te croyais mort, mais le fait que tu sois vivant m'arrange beaucoup. Je vais m'amuser avec toi un tout petit peu en entendant que ces abrutis réussissent à dénicher ma proie.

- Elrik : Tu veux jouer avec ta vie ? Aucun problème, on va jouer à un jeu !

Je fais apparaître Gladius dans mes mains et le pointe sur mon dresseur de loups :

- Elrik : Acceptez-vous cette dance "mademoiselle" ?

- ??? : Avec plaisir "monseigneur" !

Il met ses deux mains sur ses deux armes à feu, il était prêt, je l'étais aussi. Je me met en garde et lui dit à haute voix :

- Elrik : Dans ce cas, que le spectacle commence !

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